Protections menstruelles jetables, quelles alternatives ?

C’est quoi le problème avec les protections jetables conventionnelles ?

La composition

Avez-vous déjà cherché à trouver la composition de vos protections menstruelles ? Si non, vous n’avez rien loupé puisqu’il n’y a rien. Aucune obligation ne contraint encore aujourd’hui les marques à indiquer la composition sur les boites de protections périodiques, la seule contrainte est l’indication de l’absorption.

Mais alors que retrouve-t-on ?

  • Du coton conventionnel, qui pour rappel engloutit plus de 25% des insecticides et 10% des herbicides sur le marché.
  • Des composants absorbants – comme la viscose, issue de la pulpe de bois mais dont le processus de production est ultra-toxique, ou des gels ultra absorbants (cristaux de polyacrylate de sodium) qu’on trouve également dans les petits sachets pour absorber l’humidité.
  • Des agents blanchissants, obtenus soient par oxygénation, soit par azurants optiques, soit avec du chlore. Le problème, c’est que le chlore au contact de la viscose, forme des dioxines – POP (Polluant Organique Persistant), réputé cancérogène…
  • Des parfums synthétiques (irritants, ne servent à rien à part à masquer les odeurs !!!)

Les analyses du magazine 60 Millions de Consommateurs validées par la DGCCRF*, en mai 2017, ont révélé la présence de produits pétrochimiques et de molécules à risque potentiellement toxique dans les tampons et serviettes jetables comme

  • Perturbateurs Endocriniens (PE)
  • Substances Cancérogènes (C)**
  • Toxiques (T) & Polluants (P)***

L’impact environnemental

Selon Greenpeace, cette industrie serait l’une des plus polluantes du monde.

Une seule femme utilise, en moyenne, trois tampons ou trois serviettes jetables, par jour, pendant quatre jours tous les mois (moyenne basse), le total est de 144 protections jetables sur une année. En multipliant ce chiffre par le nombre de femmes françaises ayant leurs règles (environ 15 millions), le résultat est de : 2 160 000 000 tampons et serviettes jetés, en un an, en France, seulement !!!

Les tampons et serviettes sont, pour la plupart, incinérés ou enfouis et mettent 500 ans à se dégrader.

Non biodégradable, ils ne sont surtout pas à jeter dans les toilettes ! En plus, ils risqueraient de boucher vos canalisations…

Le prix

En fonction des marques, le cout d’un tampon varie entre 8 et 16 cents pièce. Au total, une femme dépensera dans sa vie entre 1500 et 2000 euros pour des protections féminines.

La BBC propose un outil permettant de calculer le coût de ses protections au cours de sa vie. Le Monde propose une version adaptée au marché français en intégrant les coûts liés aux protections utilisées (la limite est qu’on ne peut pas indiquer qu’on utilise à la fois des tampons et des serviettes…) disponible ici.

Bon, le calcul est assez simple et vous pouvez le faire de tête : prix dépensé par cycle x 12 x 40 ans = €€€. En optant pour des protections réutilisables, on réduit son coût. Certes, selon l’option choisie, l’investissement de départ peut sembler important mais il s’avère rapidement rentabilisé !

Ce coût élevé, conduit encore aujourd’hui des femmes à être dans une situation de précarité menstruelle. En 2019, ce sont plus d’1,7 millions de françaises qui l’étaient encore… A ce sujet, les choses bougent puisque les protections devraient être gratuites à la rentrée prochaine pour les étudiantes !

Les alternatives aux protections conventionnelles

Les tampons et serviettes en coton biologique (testé)

Alternative biologique aux protections jetables conventionnelles, elles garantissent la quasi irréprochabilité de leur composition. D’ailleurs contrairement aux protections conventionnelles, les marques affichent sans problème la composition de leurs produits sur la boite. Attention cependant, ces alternatives restent des alternatives jetables, donc pour l’aspect zéro-déchet on y est pas.

De plus, pour les tampons, il y a toujours un risque du syndrome du choc toxique lié à la macération du sang. Attention donc à le changer régulièrement, c’est à dire, toutes les 4-6 heures.

La Cup menstruelle (testée)

La cup menstruelle se place dans le vagin et permet de retenir le sang pendant plusieurs heures. Pendant le cycle, un simple nettoyage à l’eau et au savon suffit. On la fera bouillir à la fin du cycle pour la désinfecter, en prévision du cycle suivant. Attention cependant, tout comme les tampons, la cup entraine une macération du sang pouvant engendrer un syndrome du choc toxique. De la même manière, attention donc à la changer régulièrement, c’est à dire toutes les 4-6 heures.

Attention, les cups ont un effet ventouse, demandez l’avis de votre gynécologue si vous portez un stérilet !

Les serviettes réutilisables (testées)

Très pratique à utiliser, c’est une alternative parfaite à la serviette jetable.

Je trouve personnellement que les serviettes réutilisables sont parfaites d’utilisation pour la nuit, mais pour la journée, selon les flux, le fait qu’elles ne tiennent à la culotte que par un bouton pression peut entrainer quelques fuites. A choisir, je conseille la culotte menstruelle.

La culotte menstruelle ❤️ (testée)

Sans l’ombre d’un doute, mon alternative préférée ! Simple d’utilisation et réutilisable, elle est pour moi l’alternative parfaite aux protections jetables. Attention cependant, de plus en plus de marques proposent des culottes menstruelles, dont toutes se targuent d’être LA solution écologique. Alors, solution zéro-déchet oui, mais solution écologique, ça reste à prouver.

En effet, le caractère écologique de culottes faites à partir de coton conventionnel, polyamide et/ou polyester (pour rappel, des dérivés du pétrole) est discutable. Aussi, certaines marques ont décidé de pousser la démarche au bout en proposant des produits à la composition quasi-irréprochable.

Les premiers maillots de bains menstruels ont également faits leur apparition.

Le flux instinctif libre (non testé – prochaine étape)

On parle ici de continence menstruelle. C’est la capacité, en se re-connectant à notre corps et plus particulièrement à l’écoulement naturel de notre sang, de le libérer par anticipation. Ici pour en savoir plus.

 


Source :

 

 

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1 commentaire

  1. […] La culotte menstruelle est une alternative aux protections conventionnelles jetables qui a le vent en poupe (Ici pour l’article sur Comment bien choisir sa protection menstruelle). […]

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