Le Minimalisme : Less is More

Si on remonte un peu dans l’Histoire, le minimalisme commence avec les épicuriens. On peut dire qu’Épicure a été l’un des premiers minimalistes : pour ne pas souffrir, il faut éviter les sources de plaisir qui ne sont ni naturelles ni nécessaires.

Mais aujourd’hui, soldes, ventes privées, déstockage, promotion, Black Friday, Noel, Saint-Valentin, … tant de bonnes occasions de consommer toujours plus !

Cependant ce qui pourrait vraiment nous faire du bien c’est de consommer toujours moins. Du moins c’est ce que soutient le mouvement du minimalisme.

L’idée est de dégager du temps pour soi, ses proches, sa santé, ses passions, son travail, etc. sans se faire distraire par ce que l’on accumule. En clair, ne pas tomber dans le cercle vicieux de « plus je gagne de l’argent, plus je peux consommer ».

Porté, entre autres, par la queen du rangement Marie Kondo et les fondateurs de The Minimalists, Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, ce mode de vie a plusieurs approches.

Si l’on combine les préceptes de cette philosophie de vie avec ce qui nous tient à cœur, à savoir, mieux consommer pour nous et pour la planète, voici ce que l’on retient :

Ne pas confondre facilité et simplicité

Ce n’est pas si facile d’avoir une vie plus simple, bien au contraire.

Ce qui est facile, c’est de se laisser porter : aller chez Ikea quand on a besoin d’un nouveau meuble, acheter un nouveau vêtement quand on a un coup de cœur dans un magasin.

Ce qui est difficile, c’est de lutter contre l’appel à la surconsommation. Si cette phrase parait un peu alarmiste et militante, on peut néanmoins s’accorder à dire que les marques ont un but : nous faire toujours plus consommer. Les sollicitations à l’achat sont partout : dans la rue, dans les transports, chez soi à la télévision, sur les réseaux sociaux, dans nos mails, …

Le but du marketing et de la publicité est de nous faire rêver et créer un besoin que nous n’avions pas forcément, nous amener à penser que nous serions plus heureux(ses), plus reconnu(e)s, plus aimé(e)s avec tel ou tel produit. Posez-vous la question : avez-vous déjà acheté quelque chose vu sur une publicité mais que vous n’avez jamais utilisé ? La réponse est souvent oui !

 

Le problème n’est pas la consommation mais surconsommation

Le but n’est pas d’arrêter d’acheter et de diaboliser le marketing et les grands groupes. Ce que le minimalisme prône c’est de prendre du recul, se demander si ce que l’on achète répond à un besoin réel.

Quand on a trop de choses chez soi, on déménage ou on entasse ce dont on se sert le moins dans des caves, greniers, locaux de stockage, … L’approche du minimalisme est de nous aider à répondre à la question suivante : qu’est ce qui est vraiment nécessaire et combien de ces choses ajoutent de la valeur à ma vie ?

 

Mais alors comment s’initier au minimalisme ?

  1. Faire du tri

Êtes-vous capable de dire combien de choses vous possédez ? En moyenne, un foyer américain compte 300 000 objets. Ce chiffre fait un peu peur et parait énorme mais en fait, si l’on compte le nombre de livres, de stylos, de vêtements, de vaisselle, etc. le chiffre grimpe très rapidement.

Ce n’est pas une course pour savoir qui possède le moins de choses mais on peut facilement trier nos affaires et se débarrasser du superflu.

Tips : quand vous triez, demandez-vous « est-ce que cet objet ajoute de la valeur à ma vie ? », si la réponse est non : on s’en débarrasse ! Et quand on dit ça, on veut dire : donner, recycler, vendre, on évite de jeter !

The Minimalists a mis en place le défi des 30 jours : pendant 1 mois, débarrasser vous d’1 objet le 1er jour, de 2 objets le 2ème jour, de 3 objets le 3ème jour … (vous avez compris le modèle).

Pas si simple, mais ce challenge vous prouvera que vous vous attachez a des objets qui ne vous sont pas si utiles que ça !

  1. Consommer moins, mieux et en plein conscience

Le minimalisme ce n’est pas juste se désencombrer. C’est prendre conscience de ce que l’on consomme et ne pas entrer dans la boucle « je travaille pour consommer ».

Un bon moyen de mieux consommer est de faire une wishlist.

Vous trouvez un objet qui vous fait de l’œil et vous voulez l’acheter dans la foulée. Au lieu de craquer tout de suite, faites une liste, ajoutez-y cet objet. Si la semaine suivante vous y revenez et vous dites que cet objet sera utile et que vous en avez vraiment besoin alors allez-y ! Sinon c’est que l’envie était passagère et que cet objet aurait fini par dormir au fond d’un placard.

Consommer en pleine conscience, c’est aussi se rendre compte que chaque achat a un coût pour l’environnement mais également un coût humain. (Pour en savoir plus sur l’impact de notre consommation, rendez-vous ici pour la fast-fashion et ici pour les cosmétiques).

Acheter un vêtement sur un coup de tête, ça n’a pas vraiment d’impact sur notre vie, mis à part encombrer notre placard, mais s’il est fait à l’autre bout du monde par des travailleurs sous-payés qui utilisent des substances toxiques pour la planète, on peut remettre en question notre achat. Idem pour la technologie, les produits cosmétiques, les accessoires pour la maison, …

L’idée n’est pas de culpabiliser à chaque achat mais plutôt de réfléchir plusieurs fois avant de sortir sa carte bleue pour être certain(e) que l’achat est nécessaire et que l’on ne va pas juste gaspiller notre argent.

  1. Organiser son espace intérieur

Dans la méthode de rangement KonMari de Marie Kondo, le rangement intervient après un grand tri de son chez-soi.

La technique est de pouvoir tout ranger sans rien déplacer. Concrètement, une seule rangée de livre dans la bibliothèque, pas de piles de vêtements les unes devant les autres dans le placard, etc. On doit pouvoir voir tout ce qu’on possède pour éviter de laisser dormir des vêtements, produits cosmétiques, vaisselle, livres, etc. au fond du placard !

Comme ça, on ne s’encombre pas de choses qui ne nous servent pas et on ne rachète pas des choses que l’on a déjà mais que l’on a oublié.

Pliage KonMari

 

En résumé, le minimalisme permet :

  • d’économiser en consommant moins,
  • de dépenser son énergie et d’être plus disponible pour soi-même, ses proches, ses passions, etc. et non plus dans la recherche d’objets à acheter,
  • de s’apaiser en ayant un intérieur rangé et désencombré : un esprit sain dans un corps sain dans un intérieur sain !

Et pour y accéder : on range, on tri, on se débarrasse.

Alors, êtes-vous prêts à passer au minimalisme ?


Pour aller plus loin : 

La chaîne Youtube de Pierre Chevelle sur le minimalisme, le zéro déchet, …

Les documentaire de The Minimalists, Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, « Less is now » & « Minimalism »

Le livre de Marie Kondo – La magie du rangement 

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