4 alternatives zéro-déchet à l’éponge jaune et verte

La vaisselle … corvée que l’on redoute mais qui fait partie de notre quotidien. Et pour cela, notre meilleur allié : l’éponge !

L’éponge jaune et verte, figure emblématique de nos cuisines, n’est donc pas la meilleure option. Mais pourquoi ?

En moyenne, en France, nous achetons 8 à 9 éponges par an. Pour le zéro-déchet, on y est pas vraiment…

Par ailleurs, saviez-vous que l’éponge est un nid à bactéries ? En effet, l’humidité favorise la multiplication des bactéries qui sont récupérées dans les restes alimentaires… On est d’accord, ce n’est pas très appétissant.

Faisons d’abord un petit distinguo entre l’éponge synthétique végétale et l’éponge synthétique.

La première, c’est l’éponge que nous avons majoritairement chez nous et qui représente 85% des éponges achetées. Elle est jaune et verte avec des alvéoles sur la partie jaune. Celle-ci est faite à partir de :

  • cellulose (pulpe de bois ou de coton) qui est, sauf mention contraire, traitée avec des produits polluants voire toxiques
  • sel pour créer les alvéoles
  • fibres synthétiques
  • colorants pour lui donner sa couleur

Sa cousine, l’éponge synthétique, un peu moins plébiscitée, est produite entièrement à base de résine qui est un dérivé de pétrole, elle est donc encore plus catastrophique pour l’environnement.

Sans surprise, toutes les éponges industrielles ayant une partie abrasive ne sont pas biodégradables.

Le bilan n’est pas très joyeux mais pas de panique, des alternatives durables et zéro-déchet existent.

 

L’éponge lavable

Pour commencer, on ne s’éloigne pas trop de nos habitudes ! Une éponge, jusque-là on connait, lavable et réutilisable.

 

Éponge Another-way

Elles peuvent s’acheter dans le commerce ou se faire à la maison.

De quoi sont-elles faites : une face en coton (que l’on préfèrera biologique), l’autre en matière gratounette (nid d’abeille par exemple) et l’intérieur en fibre absorbante (attention ici aussi à bien vérifier la matière utilisée, préférer une matière recyclé à une matière vierge par exemple).

Elles doivent être lavées en machine une fois par semaine pour éviter les bactéries et séchées à l’air libre.

La pollution liée à son utilisation est ici limitée, dû au choix des matières. Attention tout de même, une matière synthétique même recyclé peut larguer des microplastiques [NDA : Articles en cours de rédaction].

Pour les plus manuels, elle se réalise assez facilement à la maison si on trouve les bons matériaux. (Ici pour un tuto).

Sinon, vous pouvez en trouver dans le commerce, voici notre chouchou :

Another-way : Coton GOTS et Oeko-Tex 100, nid d’abeille GOTS et ouate de polyester recyclé GRS.

 

La brosse à vaisselle

En bois naturel et fibre naturelle de préférence, cet ustensile existe depuis la nuit des temps et reste un incontournable.

Néanmoins, pas très pratique pour les verres et les couverts, on la recommande en complément d’une éponge en tissu pour nettoyer les plats tenaces.

 

Brosse La Droguerie Ecologique sur le e-shop Zéro&Slow

On conseille la brosse de La Droguerie Écologique en bois de hêtre non traité et fibre d’agave.

Le Petit + : la tête est remplaçable et peut s’acheter séparément pour encore plus de zéro déchet.

 

Le Tawashi, l’éponge japonaise homemade

Cette éponge, tout droit venue du Japon, est une très bonne alternative car en plus d’être réutilisable et lavable, elle est réalisée à la maison, avec des vieux tee-shirt, chaussettes, collants, etc.

Tawashi

De préférence, pour réaliser votre tawashi, privilégiez des matières naturelles comme le coton pour éviter que les fibres de polyester, polyamide, etc. ne rejettent des microparticules de plastiques dans l’eau à chaque vaisselle.

Pour faire son Tawashi, on utilise un « métier à tissé » fait maison à l’aide d’une petite planche de bois et de clou. On dessine un carré de 16 x 16 cm et on y place les clous tous les 2cm environ.

Métier à tisser fait maison

Il y a plusieurs techniques, voici celle des bandes et celle du fil de MélieCoop.

 

Le loofa ou luffa

Cette plante fait partie de la famille des Cucurbitacées (des courges quoi). Certaines variétés de luffa donnent des fruits que l’on sèche et dont on enlève la peau pour n’avoir que la chair fibreuse. Vous pouvez même les faire pousser à la maison !

Luffa de vaisselle

Elles peuvent être passées en machine et puis séchées à l’air libre.

Elles ne rayent pas, sont de tailles variables et évidemment, 100% biodégradable et non toxique.

Vous pouvez aussi utiliser le luffa sous la douche pour des vertus exfoliantes et anticellulite.

 

Les fausses bonnes idées :

  • Eponge industrielle recyclée : certes aucune nouvelle matière n’est utilisée mais elle sera quand même traitée avec des produits polluants et toxiques et donc ne sera pas biodégradable.
  • Eponge de mer : dans l’idée, elle est naturelle, non traitée, biodégradable mais malheureusement il s’agit d’une espèce menacée.

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